lundi 3 décembre 2007

Personnes

Avec le soutien
du Ministère Délégué
à la Sécurité Sociale,
aux Personnes Agées,
aux et à la Famille
Proposer aux « gens ordinaires » un
petit guide des civilités qui les
accompagne dans leur relation quotidienne
avec nos concitoyens handicapés, est une
nécessité. En effet, beaucoup de questions se
posent à chacun qui, non résolues, créent des
obstacles à la communication. A l’école, au
bureau, dans les transports en commun…
Le « vivre ensemble » dans une société
ouverte et attentive, est au coeur de la
démarche qui nous est proposée ici. Cela
suppose d’accepter une règle du jeu toute
simple : adopter, fut-ce même un court
instant, la logique de l’autre, son point de vue,
afin d’identifier les petits écueils usuels de la
vie ensemble, pour les dépasser.
Le propos du guide n’est ni de contraindre,
ni de normer ce qui doit rester naturel et
spontané.
C’est une invitation à comprendre, une
invitation à se mouvoir avec aisance, les uns
avec les autres, tout simplement.
Les auteurs comme les entreprises qui se
sont associées à ce projet, l’ont bien senti,
aidés en cela par les « témoins » qui ont
accepté de livrer un peu de leur vie de tous les
jours, un peu de leur expérience aussi.
Ils m’ont moi-même guidée, parfois sans
le savoir, durant les mois heureux passés
à leur côté pour la préparation de la
« loi pour l’égalité des droits et des chances,
la participation et la citoyenneté des
personnes handicapées ».
Du fond du coeur, qu’ils en soient remerciés.
Je forme le voeu que les lecteurs prennent
plaisir à ce parcours de découverte que
propose le guide et qu’ainsi ils deviennent
garants du savoir-vivre ensemble.
La différence inquiète. La différence fait peur.
Les réactions qu’elle entraîne peuvent amener
à l’exclusion, qui est une mort sociale,
et parfois à une mort physique.
Il suffit de regarder autour de nous,
dans le monde d’aujourd’hui pour le constater,
sans avoir besoin de remonter très loin
dans l’histoire.
C’est parce que nous sommes ignorants,
parce que nous ne savons pas, ou pas voulu
savoir que la différence de l’autre inquiète.
Elle nous fait porter sur l’autre un regard
parfois dégoûté, distant ou méprisant.
Ce regard est aussi souvent détourné,
pour ne pas voir et ne surtout pas chercher
à savoir et à connaître.
Devant ces différences plus ou moins visibles,
évidentes, ou celles plus cachées, presque
invisibles, notre jugement sur l’autre qui les
porte est le plus souvent négatif.
Réfléchissons un peu : nos jugements sont
injustes et faux car ils ne reposent sur rien de
MARIE ANNE MONTCHAMP
Ancien Ministre
OLIVIER DIZIEN
Professeur en Médecine Physique et Réadaptation
Hôpital Universitaire Raymond Poincaré de Garches
bien solide : nos peurs, notre vision d’un
monde quand même un peu étriqué mais
qui nous rassure.
Corrigeons nos idées reçues et souvent
fausses !
Regardons, écoutons l’autre différent en
apparence ou de comportements.
Changeons notre regard, nos attitudes,
nos logiques d’idées.
Comment se comporter naturellement avec
une personne qui a un handicap ?
Comment comprendre ses difficultés à vivre
dans un monde qui ne lui facilite pas la vie ?
Comment changer ce monde, ne serait-ce
qu’un instant ?
Ce petit guide des civilités apporte les
informations et les conseils utiles pour
partager notre vie de personne ordinaire avec
celles des personnes handicapées et notre
monde pour qu’il soit meilleur.
Apprenons à vivre ensemble, cela en vaut
vraiment la peine.
2
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PHILIPPE BAS
Ministre délégué à la Sécurité Sociale,
aux Personnes âgées,
aux Personnes handicapées et à la Famille
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• Blessure médullaire : lésion de la moelle épinière.
• Paraplégie : paralysie du corps au niveau de la lésion de la moelle épinière dorsolombaire
se traduisant par une atteinte motrice et/ou sensitive des membres
inférieurs et de la sangle abdominale.
• Tétraplégie : paralysie motrice et/ou sensitive des quatre membres et du tronc
due à une lésion de la moelle épinière cervicale (au niveau du cou).
• Contracture : Mouvement involontaire et incontrôlable des membres paralysés, le
plus souvent chez le blessé médullaire.
• Trachéotomie : Passage au niveau du cou qui permet à une canule de se loger
dans la trachée afin de permettre à la personne de respirer dans le cas de
traumatisme ou de maladie respiratoire.
• Hémiplégie : paralysie motrice et/ou sensitive de la moitié du corps dans le sens
vertical due à une lésion cérébrale.
• Accident Vasculaire Cérébral (AVC) : Il peut avoir pour origine soit un vaisseau qui
se bouche (thrombose) ou bien qui se fissure (hémorragie).
• Infirme moteur cérébral (IMC) : personne souffrant de troubles moteurs liés à
une lésion cérébrale mais ne touchant pas l’intellect.
• Traumatisme Crânien : Atteinte cérébrale due à un traumatisme accidentel. Chez
le traumatisé crânien, des troubles moteurs peuvent exister (type hémiplégie) mais
également des troubles du comportement (lenteur, excitabilité, désinhibition, perte
de repère dans le temps et/ou dans l’espace.)
• Amblyopie : baisse de l’acuité visuelle sans lésion de l’oeil.
• Braille : alphabet en points et en relief à l’usage des aveugles.
• Blindisme : gestuelle propre aux aveugles de naissance qui font penser à des tics.
• Cécité : état d’une personne aveugle.
• Glaucome : maladie de l’oeil entraînant une diminution de l’acuité visuelle pouvant
aller jusqu’à la cécité totale.
HANDICAP MOTEUR
HANDICAP VISUEL
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• Autisme : handicap du développement entraînant des difficultés à
communiquer et comprendre les relations sociales.
• Chromosome : élément de la cellule qui contient des informations héréditaires.
• Encéphalopathie : déficience mentale associée à des troubles moteurs ou
sensoriels.
• Trisomie 21 : anomalie de la paire 21 des chromosomes entraînant de graves
déficiences intellectuelles.
• X fragile : première cause de déficiences intellectuelles après la trisomie 21.
HANDICAP MENTAL
• Hystérie : névrose caractérisée par une exagération de l’expression psychique et
affective.
• Névrose : affection caractérisée par des troubles affectifs et émotionnels dont le
sujet est conscient.
• Psychose : affection caractérisée par une altération profonde de la personnalité
et des fonctions intellectuelles, dont le sujet n’est pas conscient.
• Schizophrénie : psychose caractérisée par une disfonctionnement psychique,
une perte du contact avec autrui et un repli sur soi.
• Troubles obsessionnels compulsifs (TOC) : le sujet souffre d’obsessions et de
compulsions. Les obsessions sont des images ou des pensées récurrentes qui
créent de l’anxiété. Les compulsions sont des comportements répétitifs émis en
réaction aux obsessions.
HANDICAP PSYCHIQUE
• Implant cochléaire : appareil électronique composé d’un implant interne et d’un
implant externe permettant aux sourds profonds de retrouver une perception auditive.
• Surdité de transmission : elle touche l’oreille externe et se caractérise par une
perte des sons graves.
• Surdité de perception : touche l’oreille interne. Généralement, elle se corrige
efficacement par des appareils auditifs. Peut être causée par des expositions à des
sons très forts.
HANDICAP AUDITIF
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Le handicap moteur peut toucher un
membre ou l'ensemble du corps. Ainsi,
les personnes atteintes de ce
handicap se déplacent soit debout en
s’aidant d'une canne, soit en fauteuil
roulant. En pratique, les déficiences
motrices engendrent une gêne ou un
empêchement dans les déplacements,
la préhension d'objets et parfois la
parole. En France, on estime
qu’1,5 million de personnes souffrent
d’un handicap moteur (qu’il soit
d’origine génétique, accidentel ou
cérébral) dont 600 000 sont
atteintes de paralysie.
SAVOIR
ACCUEILLIR
Une personne handicapée
moteur est une personne comme
une autre, elle a simplement
besoin qu'on lui assure plus de
facilité et de sécurité dans ses
déplacements :
• Assurez-vous que la personne
peut accéder à votre lieu de
rendez-vous, assurez-vous de
l’absence d’obstacles, du bon
fonctionnement des ascenseurs
et si possible de la disponibilité
d’une place de stationnement à
proximité.
• Marchez à côté d’élle
en respectant son rythme.
• Indiquez-lui les changements de
direction et laissez-lui l’usage
des rampes et plans inclinés.
• Patienter devant un
ascenseur, un guichet ou un
service, est très pénible pour
les personnes handicapées
moteur : laissez-leur la
priorité et le temps
d’effectuer leurs
déplacements.
Pour échanger, je me place
à la hauteur de mon interlocuteur !
Attention, vous me déséquilibrez,
je fais finir par tomber.
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SAVOIR ÉCHANGER
Comme avec toute autre personne, l'échange repose
sur le respect mutuel et l'égalité. Pour qu’il soit établi, il
convient de suivre quelques conseils de bon sens :
• Surveillez votre langage. Personne n'est “cloué”
dans un “chariot” ! Parlez de “personne handicapée”,
n'employez pas de termes réducteurs comme
“infirme”, “invalide”, “boiteux”, “nain”, etc.
• La station debout est pénible, proposez à la
personne de s’asseoir.
• Le fauteuil roulant tient le rôle des jambes de la
personne handicapée. S’appuyer dessus est une
familiarité qui peut être mal perçue et dangereuse.
• Une personne en fauteuil ou de
petite taille ne peut voir que si
elle est placée devant (spectacle,
exposition, allocution) : veillez à
lui laisser un passage et un
espace suffisants.
• Le regard que vous portez est
important : appuyé ou détourné,
il stigmatise et peut donner à la
personne l’impression d’être
réduite à son handicap.
• Vous pouvez sans crainte
utiliser tous les mots du langage
comme marcher, aller, courir…
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• La personne en fauteuil roulant
ou de petite taille peut souffrir d’un
sentiment d’infériorité. Placez-vous à sa
hauteur, vous établirez ainsi une relation
d’égalité.
• Certaines personnes peuvent avoir une
élocution difficile, du fait d'un handicap
moteur cérébral ou de séquelles d'un
traumatisme crânien. Leur intelligence
n'est pas altérée, parlez-leur
normalement et laissez-leur le temps de
vous répondre.
• Adressez-vous à la personne
directement et non à son accompagnant.
Ce dernier pourra vous aider à converser
si votre interlocuteur s'exprime avec
difficulté. Mais l’aidant n’est qu’un
interprète, il n’est pas votre interlocuteur.
Merci de nous libérer la voie et de
faciliter nos déplacements !
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SAVOIR AIDER
Le quotidien des handicapés
moteurs est fait d'une multitude de
situations qui peuvent devenir des
obstacles insurmontables :
• Si vous pensez que quelqu'un a
besoin d'aide, posez-lui la question et
suivez ses conseils. Une personne en
fauteuil roulant saura vous expliquer
comment la pousser ou franchir un
seuil en toute sécurité, retirer ou
mettre un vêtement, etc.
• Lorsqu'une personne handicapée
est aidée d'un chien d'assistance,
considérez que cet animal travaille;
saluez la personne avant l'animal. Ne
le caressez qu’après avoir demandé
l’autorisation à son maître.
• À table, certaines personnes
peuvent avoir besoin de votre aide.
Elles sauront vous expliquer leurs
besoins, laissez-vous guider et
restez naturel.
• Laissez votre place dans les
transports publics.
• Dans la rue, proposez votre aide
quand vous voyez qu'une personne en
fauteuil roulant rencontre une
difficulté mais ne vous sentez pas
offusqué si elle décline cette aide :
beaucoup de personnes handicapées
accordent une grande importance à
leur autonomie, même si elle leur
coûte des efforts.
• Pour les personnes handicapées moteur,
se déplacer dans la ville nécessite
généralement une attention constante
portée sur le sol, son revêtement, ses
obstacles. En laissant le passage, en
améliorant l'accès, en retirant les
obstacles, vous leur facilitez la vie. Après
une journée passée à franchir des trottoirs,
des seuils, des chaussées en plus ou moins
bon état, un sourire, un "bonjour", et un
peu d'aide peuvent rendre le handicap plus
supportable.
“Alors que je m’approchais pour regarder
un spectacle de rue, un monsieur m’a
gentiment laissé me placer devant. Puis il s’est
appuyé nonchalamment sur mon fauteuil. Les
gens ne comprennent pas que le fauteuil est un
prolongement de mon corps !”
Michel, 32 ans.
“Je suis très autonome dans mon fauteuil.
Cependant les parcours en ville sont
ponctués d’obstacles et cela devient vite
fatigant. J’aimerais que les gens pensent à ne pas
laisser leurs poubelles, à nettoyer les déjections
de leurs chiens ou encore à ne pas garer leurs
voitures sur le trottoir !”
Marie 52 ans
“Je vis très mal les regards insistants et
remplis de pitié des gens.”
Karim, 14 ans
Témoignages
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PARLER POUR
COMMUNIQUER
• La communication visuelle n’étant plus
possible, n’hésitez pas à parler.
• Une personne déficiente visuelle ne peut
pas voir que vous vous adressez à elle.
Pour capter son attention, appelez-la par
son nom !
• Elle ne reconnaîtra pas toujours votre
voix, alors n’oubliez pas de vous présenter.
• La perte de vision ne signifie pas l’oubli
du mot VOIR. Vous pouvez donc utiliser
tout le vocabulaire de la vision. Ainsi, les
aveugles disent “je suis allé voir un film au
cinéma” ou “j’ai regardé tel programme
hier à la télévision”.
COMMENT SE
DÉPLACENT-T-ILS ?
Les possibilités sont différentes suivant
l’importance du déficit visuel.
• Un malvoyant peut très bien se déplacer
sans aide, même s’il est parfois gêné par
un obstacle. S’il a du mal à trouver son
chemin ou qu’il se cogne quelque part, ce
n’est pas forcément qu’il est mal réveillé !
• Une personne aveugle ne peut pas
appréhender l’environnement de manière
visuelle, il lui faut utiliser d’autres
informations : vibrations renvoyées par la
ligne des immeubles, bruits de la
circulation, bruits de pas, odeurs…
Le handicap visuel recouvre des
réalités variées, s’échelonnant
d’un trouble visuel à une cécité
complète. Actuellement,
en France, 3 millions
de personnes sont concernées,
ce chiffre augmentant
progressivement avec
l’allongement de la durée de vie.
Un malvoyant dans la rue ou un
aveugle à son bureau ne se
distingue pas toujours, alors
soyons attentifs pour mieux les
aider lorsqu’ils en ont besoin !
Attention, je ne vous vois pas !
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Le choix de la canne blanche ou du chien guide est très
personnel, les deux solutions ayant des avantages et des
inconvénient.
• La canne n’est pas une laisse ! Ne tirez pas la personne
avec. Proposez-lui plutôt de prendre votre bras
• Pour être efficace, la canne doit toujours être libre de
toute entrave ainsi que le bras qui la tient.
• Regardez devant vous, ce n’est pas la personne qui vous
verra arriver en face ! Vous risquez de vous prendre les
pieds dans la canne.
Le chien guide est une aide efficace, pour guider son maître
et lui éviter les obstacles, mais il ne doit pas être dérangé.
• Pour aborder la personne, présentez-vous du côté
opposé au chien.
• Ne tirez pas la laisse ou le harnais,
la personne handicapée doit garder le contrôle de son
chien.
Canne blanche
et chien guide
Proposez votre aide,
ne l’imposez pas !
GUIDER
POUR BIEN
ACCOMPAGNER
Accompagner ne veut pas dire
diriger. Certains éléments sont
à prendre en compte pour éviter
que votre aide ne devienne une
gêne:
• Proposez votre aide,
la personne vous dira si elle
en a besoin.
• Ne vous offusquez pas si elle
refuse.
• Pour faire un bout de chemin
ensemble, le mieux est qu’elle
vous prenne le bras, avec sa
main restée libre si elle tient
une canne de l’autre.
• Il est toujours plus facile de
suivre que d’être poussé en
avant !
• Annoncez les changements de
direction ou de relief, ainsi que
les obstacles à éviter.
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AU QUOTIDIEN
• Les déficients visuels n’ont pas
accès aux informations écrites sur un
panneau de rue, de direction, une enseigne
ou un arrêt de bus. Il leur faut donc souvent
demander de l’aide. N’hésitez pas à les
renseigner !
• Dans les transports, il n’est pas facile de
trouver la porte d’une rame du métro,
surtout si elle est fermée, ni même une
place libre.
• Devant un escalier, proposez de tenir
la rampe et annoncez la première et la
dernière marche.
• Vous pouvez présenter un siège, et
guider sa main sur le dossier, mais une
fois la position du siège déterminée,
la personne peut s’asseoir seule.
• Prévenez la personne quand vous la
quittez, cela lui évitera de parler dans le
vide !
• Si vous la renseignez sur une
direction, pensez que certaines
indications sont purement visuelles,
comme “par ici”, “là-bas”, ou même
“tout droit”.
Les objets déplacés ou abandonnés dans
le passage et les portes entrouvertes
représentent des dangers !
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• Dans une file d’attente, dans
un magasin ou une
administration, il n’est pas
évident de savoir où commence
la file, ni même quand elle
avance. Il vaut mieux être
renseigné par la personne qui se
trouve derrière que donner à
chaque fois des coups de canne
dans les jambes de celle qui se
trouve devant pour savoir si la
file progresse.
À TABLE
Il est très facile de
partager un repas avec une
personne déficiente visuelle.
• Indiquez-lui le siège où elle doit
s’asseoir, elle trouvera seule son
assiette et ses couverts.
• Décrivez-lui le contenu de
l’assiette ou ce que vous lui
présentez, cela lui évitera les
surprises et d’avoir à manger un
aliment qu’elle n’aime pas.
• Ne dites pas “tiens” en tendant
quelque chose, indiquez lui plutôt
où vous le posez. Exemple : “je
pose un morceau de pain à
droite de ton assiette”.
• N’hésitez pas à lui demander
de tendre son assiette ou son
verre.
• Il est inutile de lui couper la
viande, surtout s’il n’y a pas d’os.
À LA MAISON
Vous recevez une personne déficiente visuelle :
• Si c’est la première fois, décrivez-lui l’agencement des
pièces et faites-lui visiter, elle se fera alors une idée plus
précise des lieux.
• Vous pouvez lui décrire les lieux avec des qualificatifs
visuels.
• Accompagnez-la jusqu’à l’endroit où elle doit s’asseoir
et dans les différentes pièces.
SI VOUS ÊTES INVITÉ
• Vous aurez peut-être à allumer en arrivant, les aveugles
n’ont pas besoin d’éclairer. Pensez alors à éteindre en
partant !
• Évitez de déplacer les objets ou signalez-le, sinon la
personne aura du mal à retrouver ses affaires.
• Ne laissez pas une porte à demi-ouverte.
• Ne laissez rien dans le passage.
• Pensez que vous êtes invité, vous n’êtes pas obligé de
tout faire à la place de votre hôte, qui sait sûrement se
débrouiller, même si un petit coup de main de temps en
temps peut être utile.
“Les personnes que je rencontre sont étonnées
quand je leur raconte tout ce que je fais, elles
n’imaginent pas les possibilités que l’on a.”
Marie, 41 ans.
“On me demande toujours comment je fais
pour utiliser un ordinateur et aller sur internet,
avec un appareil en braille ou un logiciel de synthèse
vocale on peut très bien le faire sans voir.”
Bertrand, 62 ans.
“Je suis étonné de voir la réaction des gens
avec moi depuis que je suis aveugle, ils sont
gênés, hésitants, alors que c’est si simple de proposer
son aide.”
Luc, 22 ans.
Témoignages
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SOYEZ ATTENTIF !
Le handicap auditif n’est pas
apparent. Voici quelques signes pour
identifier une personne sourde ou
malentendante :
• La personne pointe son oreille du
doigt et secoue la tête.
• Elle bouge les lèvres sans produire
de son ou parle d’une voix modulée.
• Elle communique avec des signes.
• Elle vous présente un calepin et un
crayon.
Qu’il soit de naissance, dû à une maladie ou à un accident,
le handicap auditif compromet sensiblement la communication et
l’accès à l’information si l’environnement n’y veille pas. La
personne sourde ou malentendante développe sa propre
stratégie pour contourner son handicap et communiquer.
Face à ce handicap peu visible et souvent sous-estimé, certaines
personnes sourdes ou malentendantes réagissent en évitant les
contacts et parfois en s’isolant progressivement. Cependant, les
modes de communication, les nouvelles méthodes
d’apprentissage et l’appareillage leur permettent de s’intégrer et
de vivre presque « normalement ».
On estime à 5 millions le nombre de Français ayant des
difficultés d’audition et ce nombre ne cesse d’augmenter avec le
vieillissement de la population.
N’hésitez pas à utiliser l’écriture pour
vous assurer que votre interlocuteur a
bien compris !
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QUELQUES
RÈGLES POUR
BIEN COMMUNIQUER
Les personnes sourdes ou
malentendantes peuvent
souvent lire sur vos lèvres
(lecture labiale) :
• Assurez-vous que la
personne vous regarde avant
de parler.
• Choisissez un endroit calme
où votre visage est éclairé.
• Ne mettez pas la main
devant la bouche, ne mâchez
pas de chewing-gum et
souvenez-vous qu’une
moustache ou une barbe
peuvent empêcher la lecture
labiale.
• Ne criez pas, parlez
clairement à un rythme
modéré en articulant.
• Faites des phrases courtes
et utilisez des mots simples.
• Reformulez plutôt que de
répéter une phrase non
comprise.
• Accompagnez vos
paroles de gestes
simples et d’expressions
du visage.
• Assurez-vous que la
personne a bien compris.
• Ne parlez pas en tournant
le dos à votre interlocuteur.
• Soyez patient et ne vous
énervez pas si on vous
demande de répéter.
La loi de 2005 sur le
handicap indique que toutes
les chaînes de télévision
publiques, ainsi que les
chaînes privées réunissant
plus de 2,5% d’audience,
devront sous titrer
l’intégralité de leurs
programmes d’ici 5 ans. Les
chaînes du câble et du
satellite proposeront
quotidiennement plusieurs
heures de programmes
accessibles.
Du nouveau
à la télévision
De nos jours, mes appareils auditifs
passent souvent inaperçus !
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DES MÉTHODES POUR
S’EXPRIMER
En complément des aides auditives,
plusieurs possibilités permettent aux
personnes malentendantes de
communiquer :
• La lecture labiale : elle consiste pour la
personne sourde ou malentendante à
reconnaître les mots en fonction de la
forme prise par les lèvres. Mais cela reste
difficile et contraignant.
• La Langue française Parlée Complétée :
elle permet de coder avec la main tous les
sons de la langue française.
En complément de la lecture labiale, elle
permet à la personne sourde de
comprendre et à des enfants sourds
d’accéder à la langue française.
• La Langue des Signes Française : c’est
une langue à part entière pratiquée par
des centaines de milliers de personnes
sourdes en France mais aussi par les
professionnels en contact avec les
malentendants (orthophonistes,
enseignants, travailleurs sociaux…).
C’est une langue visuelle qui associe
gestes, mouvements corporels et qui
possède sa propre grammaire et syntaxe.
Chaque pays a sa propre
Les personnes malentendantes ne
perçoivent pas les messages
sonores, pensez à elles !
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J’adore aller en soirée avec mes
amis, qu’ils soient malentendants
ou non. Je perçois et j’apprécie
les vibrations de la musique et je
m’amuse comme les autres. Mais il
m’est difficile de suivre une
conversation de groupe et parfois je
décroche. Les gens croient alors que je
fais la tête mais ce n’est pas le cas. Je
ne veux pas avoir à faire semblant de
participer à tout !
Éric, 21 ans
Le téléphone est un problème
parce que je suis obligée de faire
répéter mon interlocuteur. Quand
je sais qui m’appelle, ça va. Mais il
m’arrive de ne pas décrocher quand le
numéro est inconnu. Le mieux est
encore de m’envoyer un texto ou un
mail.
Caroline, 42 ans
Souvent, quand j’effectue une
démarche auprès d’une personne
inconnue, je dois dire que je suis
sourde. Ce que j’aimerais, c’est que les
gens soient plus attentifs et que je ne
sois pas obligée de justifier
constamment de mon handicap.
Myriam,19 ans
Je suis équipé d’appareils de
correction auditive sur mes
deux oreilles. Longtemps, j’ai
été gêné par le regard des gens.
Aujourd’hui je le vis beaucoup mieux,
surtout que de nombreuses personnes
pensent qu’il s’agit d’un kit Blue Tooth
de téléphone portable !
Johan, 31 ans
Témoignages
langue des signes, mais les sourds de
différentes nationalités communiquent
facilement après un temps d’adaptation. Il y a
donc la LSF (Langue des Signes Française), la
BSL (British Sign Language), l’ASL (American
Sign Language) et c’est ainsi pour tous les pays.
INDIQUER UNE DIRECTION
Il n’est pas facile d’indiquer une direction
à quelqu’un qui ne vous entend pas. Quelques
conseils peuvent vous y aider:
• Placez-vous à côté de la personne.
• Ne parlez pas en marchant.
• Aidez-vous de dessins.
• Ne dirigez pas la personne sans vous être
assuré au préalable d’avoir capté son attention,
vous risqueriez de la surprendre.
• Soyez précis.
IMPORTANT
On ignore souvent que de nombreux
sourds de naissance ont des difficultés pour
écrire ou lire. De nouvelles méthodes
d’apprentissage tendent à résorber ce handicap
supplémentaire.
Contrairement aux idées reçues, être sourd
n’induit pas d’être muet !
C’EST SI SIMPLE !
Que ce soit dans les transports en
commun, dans les magasins ou encore au
bureau, les sourds et malentendants ne
perçoivent pas les messages diffusés ou les
signaux d’alarme. Pour leur confort et leur
sécurité, n’oubliez pas de leur transmettre les
informations.
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Une personne handicapée mentale est une personne à part entière. Elle est ordinaire
parce qu’elle connaît les besoins de tous, dispose des droits de tous, et accomplit les
devoirs de tous. Elle est singulière parce qu ‘elle est confrontée à plus de difficultés que
les autres citoyens.
DES DIFFICULTÉS
SPÉCIFIQUES
Du fait de leur déficience intellectuelle, les
personnes en situation de handicap mental
ont des difficultés spécifiques pour :
• Mémoriser et évaluer les informations.
• Fixer leur attention.
• Évaluer le temps.
• Apprécier la valeur de l’argent.
• Maîtriser les règles de communication et
de vocabulaire.
• Appréhender les conventions et règles
tacites.
• Maîtriser la lecture et l’écriture.
POUR COMMUNIQUER
Discuter, échanger, avec les
personnes handicapées mentales c’est
facile :
• Souriez ! L’expression avenante de votre
visage mettra votre interlocuteur en
confiance.
• Parlez normalement en utilisant des
phrases simples et évitez les détails.
• Prenez le temps d’écouter et de
comprendre.
• Ne manifestez pas d’impatience.
• Privilégiez les sujets qui intéressent :
la musique, le foot, la télé, les animaux…
Le handicap mental est la
conséquence sociale d’une
déficience intellectuelle. On estime
aujourd’hui à 650 000 le nombre
de Français souffrant de
pathologies handicapantes comme
la trisomie, l’autisme, le
polyhandicap ou encore le
X-Fragile. Quelles que soit l’origine
de l’handicap, toutes les personnes
concernées ont en commun le
besoin d’acquérir le plus
d’autonomie possible et de vivre
parmi les autres.
Ne soyez pas surpris par
l’affection que l’on peut
vous manifester !
La définition de l’UNAPEI (Union Nationale des Parents d’Enfants Inadaptés)
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GUIDER ET
ACCOMPAGNER
• De nombreuses personnes
handicapées mentales sont autonomes
dans leurs déplacements, mais il suffit
d’un imprévu (une grève, un retard…)
pour les déstabiliser. N’hésitez pas
alors à proposer votre aide :
• Les indications d’orientation sont
difficiles à appréhender. Assurez-vous
que la personne a compris ou
accompagnez-la.
• Demandez-lui avant de lui prendre le
bras pour la guider.
• Prenez votre temps et adaptez-vous à
son rythme.
• En cas de difficulté grave, appelez le
SAMU ou les pompiers mais pas la
police.
• Ne craignez pas d’entrer en contact :
le handicap mental n’est pas
contagieux !
Depuis quelques semaines, la classe de CP
de ma fille compte une petite fille handicapée
mentale. Quand je lui ai demandé si sa nouvelle
amie était handicapée, ma fille a répondu : “Non,
elle a seulement besoin que je l’aide !”
Jocelyne, 35 ans
Je souffre beaucoup du regard que les gens
portent sur mon fils. Ils ne se rendent pas compte
que les mots comme “débile” ou “mongole” me
blessent terriblement, et qu’ils blessent aussi mon
fils qui perçoit leur mépris.
Claire, 38 ans, maman de Paul, 8ans,
trisomique
Les professionnels de santé ne sont pas toujours
formés aux conséquences du handicap mental.
Ainsi un ophtalmo a traité mon fils « d’enfant
insupportable » en s’adressant à lui comme à un
bébé !
Judith, 49 ans, maman d’Éric, 17ans, autiste
Témoignages
Le handicap mental n’est
pas contagieux !
La « loi pour l’égalité des droits et des
chances, la participation et la citoyenneté des
personnes handicapées » (11 février 2005)
reconnaît pour la première fois la notion de
handicap psychique, à côté des notions de
handicap moteur, sensoriel, mental et
cognitif. Ceci devrait favoriser la mise en
place de structures et d’aides adaptées.
LE HANDICAP
PSYCHIQUE,
QU’EST-CE QUE C’EST ?
Si les troubles psychiques et leurs
conséquences peuvent prendre de
multiples formes, il existe des
spécificités :
• Il est la conséquence d’une maladie
psychique (hystérie, psychose,
schizophrénie...).
• Il peut apparaître à tout âge.
• Il a pour conséquence des troubles du
comportement et du jugement et
entraîne des difficultés à s’adapter à la
vie en société.
• Il est durable ou épisodique.
• Les capacités intellectuelles peuvent
être soit conservées, soit affectées.
UN HANDICAP QUI
NE SE VOIT PAS
Bien que les troubles
psychiques ne soient pas
visibles sur le physique de la
personne, certains
comportements doivent
attirer l’attention :
• Une réaction inadaptée au
contexte.
• Un stress important.
• Un raisonnement rigide.
• Des gestes incontrôlés.
• Une difficulté à communiquer.
• Un repli sur soi.
• Un état dépressif.
• Des dérèglements alimentaires.
Le handicap psychique peut
intervenir à tous les âges de la vie
et atteindre les personnes sans
distinction. Un tiers des Français
sont concernés par des troubles
psychiques. Lorsque ces troubles
deviennent maladifs, ils sont un
véritable handicap au quotidien. Et
pourtant, les questions de santé
psychique sont encore mal connues
du grand public et les préjugés
négatifs ont la vie dure, avec des
conséquences douloureuses pour les
malades et leurs proches.
Un handicap
enfin reconnu
20
Prenez le temps de m’expliquer
et soyez patient !
COMMENT AIDER ?
La souffrance psychique est souvent
insupportable. S’il est difficile d’aider une
personne en crise, certaines attitudes
préventives contribuent à la détendre :
• Restez à l’écoute.
• Ne soyez jamais agressif, ni impatient.
• Laissez la personne s’exprimer jusqu’au bout.
• Évitez de poser plusieurs fois la même
question.
• Restez calme.
• Laissez toujours à la personne la possibilité de
partir.
• N’employez pas de termes indignes et
irrespectueux.
Plus simplement, il suffit d’être humain,
compréhensif et généreux.
Le plus difficile pour moi, ce sont
les démarches administratives car il
faut souvent patienter longtemps dans la
foule et que cela m’angoisse. Si mon
interlocuteur ne me comprend pas, me
demande de répéter ou ne traite pas ma
demande, il m’arrive de m’énerver et
d’avoir une attitude violente envers les
autres mais aussi envers moi-même.
Catherine, 56 ans
Quand je vais mal, il m’arrive de
m’isoler complètement du reste du
monde. Je peux rester enfermé chez moi ou
bien errer dans les rues. Souvent les gens
me regardent et tiennent des propos
blessants comme « fou » ou « débile ».
J’aimerais qu’ils comprennent que je
ressens une grande souffrance, et que j’ai
besoin de compréhension et de tolérance.
Pierre, 35 ans
Témoignages 21
L’attente et la foule sont souvent
des facteurs d’angoisse. Soyez
attentif au malaise des personnes
qui vous entourent !
22
En 2005, le nombre
de personnes
handicapées ayant un
emploi est estimé
à près de
900 000 personnes.
Ce chiffre est en
constante
augmentation à la
grande satisfaction
des personnes
handicapées et de
leurs employeurs.
Pour que l’emploi de
personnes
handicapées devienne
une situation normale
et courante, il est
important de
respecter quelques
règles de travail et de
solidarité à l’égard
des travailleurs
handicapés.
DES ÉGARDS POUR TOUS
À chaque handicap, correspondent quelques
règles simples : n’hésitez pas à vous renseigner pour
ne pas commettre d’impair et en tout cas :
• Ne déplacez jamais le matériel d’un collègue déficient
visuel.
• Ne laissez pas de colis ou objets encombrants dans
les passages.
• Proposez votre aide et n’interprétez pas mal un
refus.
• Respectez le rythme et les possibilités de chacun.
• Mettez à disposition le matériel et les
aménagements nécessaires.
AVIS AUX EMPLOYEURS
Au-delà des obligations légales, il y a
d’excellentes raisons d’orienter son entreprise vers
l’emploi de personnes handicapées :
• Employer des personnes handicapées contribue à
améliorer l’image de l’entreprise vis-à-vis de l’extérieur
mais aussi auprès des salariés.
• Avoir un collègue handicapé est perçu comme une
situation enrichissante par les salariés.
• 87% des entrepreneurs le disent : ils sont satisfaits
de leurs salariés handicapés.
EN CAS D’URGENCE
• N’oubliez pas d’indiquer le signal d’alarme à un
collègue mal entendant.
• En cas d’évacuation, proposez votre aide aux
personnes à mobilité réduite.
• Gardez votre calme.
23
Responsable du projet :
Claire Roger Consultant
Conception-Réalisation :
IDEECOM
Illustrations :
Arthur Rainho
Ont collaboré
à la rédaction du guide :
Laurent Lejard,
Julien Perben,
Jérémie Boroy
Régis Devoldère,
Claude Finkelstein
Tous nos remerciements :
au Ministère délégué à la
Sécurité Sociale,
aux Personnes âgées,
aux Personnes handicapées
et à la Famille,
à Marie-Anne Montchamp,
à Philippe Streiff,
à l’Hôpital Raymond Poincaré de
Garches, l’Unapei, la Fnap-Psy,
l’Unisda, Yanous.
Quand un employeur prend le temps de me
parler, il oublie vite mon handicap pour ne
voir que mes compétences et les atouts que je
représente pour son entreprise.
Patrick, 44 ans
Je reconnais que c’est sous la contrainte que
j’ai fait la démarche d’employer une
personne handicapée moteur, mais je ne l’ai
jamais regretté depuis. J’ai bénéficié d’aide pour
aménager son poste de travail, et mon employé
répond à mes attentes et s’est parfaitement
intégré à la vie de l’entreprise.
Catherine, 38 ans
Témoignages
La nouvelle loi vise à améliorer les droits des
personnes handicapées, notamment par la mise en
place de mesures destinées à favoriser leur accès à
la vie professionnelle :
• Maintien de l’obligation d’emploi de travailleurs
handicapés à 6% de l’effectif pour les entreprises
d’au moins 20 salariés.
• Le secteur public sera progressivement soumis
aux mêmes modalités et obligations que le secteur
privé.
• L’obligation d’emploi est élargie aux titulaires de
la carte d’invalidité et de l’allocation adulte
handicapé.
• Obligation pour les employeurs de prendre des
mesures de non-discrimination.
Loi du
11 février 2005

Huile essentielle



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Hygiène du corpsHygiène de l'espritSoins du corpsSanté
Catégorie:Prendre soin
Une huile essentielle (HE) est un extrait de végétaux aromatique et volatile. Les huiles essentielles sont utilisées entre autres dans les cosmétiques, les parfums, les parfums d'ambiance et en aromathérapie.
Sommaire[masquer]
1 Description
2 Histoire
3 Précautions d'emploi
3.1 La toxicité des huiles essentielles
3.2 les solvants utilisés dans l'extracton des huiles essentielles
3.3 Huiles essentielles dont il faut se méfier
4 Propriétés
4.1 Propriétés chimiques
4.2 Propriétés médicinales
5 Techniques de fabrication
5.1 La distillation à la vapeur d'eau
5.2 L'expression
5.3 Autres méthodes d'extraction
6 Choix
7 Conservation
8 Utilisation
8.1 Sur la peau
8.2 Les huiles essentielles dans les cosmétiques
9 Quelques huiles essentielles très utiles
9.1 Lavande (lavandula angustifolia ou vera - sauvage -)
9.2 Citron (citrus limon)
9.3 Tea-tree (melaleuca alternifolia)
9.4 Romarin (Rosmarinus officinalis) à 1,8 cinéole
9.5 Oranger amer (citrus aurantium ou petit grain bigarade)
10 Voir aussi
10.1 Liens internes
10.2 Liens externes
10.3 Bibliographie
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[modifier] Description
Les véritables huiles essentielles sont obtenues soit par expression pour les zestes des citrus, soit par distillation à la vapeur d'eau. On utilise le terme d'essence pour tous les agrumes.
Les huiles essentielles ont des propriétés anti-infectieuses, rééquilibrante fonctionnelle, rééquilibrante de terrain, rééquilibrante psychique, rééquilibrante endocrinienne, dépendant de leurs composants spécifiques.

[modifier] Histoire
Les traces d'utilisation de l'aromathérapie remontent à plus de 7000 ans (on trouve en - 40 000 les premières traces chez les aborigènes d'Australie avec la fumigation), preuve en est un alambic en terre cuite retrouvé au Pakistan datant ce cette époque. On trouve des inscriptions datant de 4000 ans en Mésopotamie et des écrits égyptiens datant de 3500 ans. Les Égyptiens obtenaient des huiles essentielles en pressant des plantes. Les Romains utilisaient également les huiles essentielles. Mais la grande épopée des huiles essentielles débute au 15ème siècle jusqu'en 1935, date à laquelle elle fut reléguée en arrière-plan avec la découverte de la pénicilline...
De nos jours, l'aromathérapie retrouve ses lettres de noblesse grâce entre autres aux naturopathes et aux formations qui sont proposées aux médecins.

[modifier] Précautions d'emploi
Une huile essentielle est une substance active qui peut être dangereuse si mal employée. Il faut donc SE RENSEIGNER avant d'employer une huile essentielle quelle qu'elle soit. Ne vous contentez pas d'une seule source : certains livres d'aromathérapie conseillent des erreurs, les vendeurs et les pharmaciens ne connaissent pas tous les effets des HE et tous les sites internet ne sont pas fiables. Avant d'utiliser une huile essentielle, prenez en compte les recommandations suivantes :
Les huiles essentielles sont à éviter pour les femmes enceintes, les personnes âgées ou fragiles et les enfants de moins de 3 ans.
N'appliquez jamais d'huiles essentielles sur les muqueuses ou autour des yeux.
Les huiles essentielles s'emploient en général très dilué sur la peau. Pures, elles risqueraient d'être dangereuses (certaines sont même dermocaustiques ; en particulier les phénolées). Les huiles essentielles sont solubles dans l'huile ou l'alcool, mais elles ne sont pas solubles dans l'eau. (Jamais sans dispersant dans un verre d'eau ou un bain!)
Les huiles essentielles contenant des phénols sont hépatotoxiques (origan, sarriette, thym à thymol...) donc ATTENTION.
Les huiles essentielles ont toutes des propriétés différentes et donc des effets spécifiques. Certaines huiles comme les agrumes sont photosensibilisantes (ne pas s'exposer au soleil après leur utilisation), d'autres comme le thym sont allergènes, d'autres encore sont déconseillées en diffusion ou en massage.
Avant d'utiliser une huile essentielle, effectuez un essai d'application dans le pli du coude: appliquez 1 goutte d'huile essentielle diluée dans 1 cuillère d'huile végétale à la pliure du bras. Si vous observez une réaction dans les 24h, renoncez à son utilisation.
Si vous voulez employer les huiles essentielles pour vous soigner, parlez-en d'abord à un médecin, un aromathérapeuthe, ou un herboriste.
Ne JAMAIS utiliser d'huile essentielle par voie orale sans l'avis d'un aromathérapeute qualifié.
Conserver les huiles essentielles hors de portée des enfants, certaines sont des poisons mortels en cas d'ingestion.
À savoir aussi, les chats ne supportent pas les HE, qui peuvent s'avérer mortels pour eux.
En cas d'ingestion accidentelle, prendre 1 à 10 cuillerées d'huile végétale. Consultez un médecin ou appelez un centre antipoison.
Évitez tout contact avec les yeux, oreilles. En cas d'accident (huile essentielle tombée dans l'œil ou sur la peau), nettoyez et rincez la partie concernée avec de l'huile végétale (olive, tournesol... celle que vous utilisez pour votre salade ira très bien) pour rincer, surtout pas d'eau! Consultez un médecin spécialisé.
[modifier] La toxicité des huiles essentielles
les Huiles essentielles contiennent des milliers de composants : elles sont très efficaces, mais aussi très dangereuses. Certains composants arômatiques pêuvent être dangereux : nocifs, allergisants, tératogènes ou cancérigènes.
[modifier] les solvants utilisés dans l'extracton des huiles essentielles
L'emploi de solvant peut se revéler dangereux : certains solvants comme le benzène sont extrêmement dangereux.

[modifier] Huiles essentielles dont il faut se méfier
Se méfier des Huiles essentielles de sauge officinale, thuya occidentalis, cèdre de l'Atlas, hysope officinale, absinthe, romarin à camphre, lavande stoechade et toutes celles contenant des cétones qui sont neurotoxiques, qui peuvent, même à faibles doses, être dangereuses (en particulier à déconseiller aux femmes enceintes)
[modifier] Propriétés
[modifier] Propriétés chimiques
Les huiles essentielles sont volatiles. Elles sont solubles dans l'alcool et dans l'huile, mais pas dans l'eau. Ce sont des substances odorantes.
Une huile essentielle n'a rien à voir avec une huile végétale obtenue par pression. Une huile essentielle ne contient en effet pas de corps gras.
Une huile essentielle contient de nombreuses molécules chimiques différentes. La chromatographie en phase gazeuse est une technique qui permet d'étudier la composition des huiles essentielles.
[modifier] Propriétés médicinales
Beaucoup d'huiles essentielles ont des propriétés médicinales qui ont été utilisées en médecine traditionnelle depuis des temps très anciens et qui sont largement répandues toujours aujourd'hui. Par exemple:
L'huile essentielle de clou de girofle: est un analgésique puissant, particulièrement utile en art dentaire.
L'huile essentielle de lavande officinale: est employée en aromathérapie, comme antiseptique, et pour un certain nombre d'usages médicinaux.
L'huile essentielle d'arbre à thé: est un antiseptique de large spectre.
L'huile essentielle de menthe poivrée: utilisée contre les maux de tête.
L'aromathérapie est une forme de médecine alternative, dans laquelle les parfums ont une grande importance. Leurs composants variés et leur concentration induisent de nombreux effets curatifs. Il existe une thérapie particulière basée uniquement sur les parfums, l'olfactothérapie.

[modifier] Techniques de fabrication
[modifier] La distillation à la vapeur d'eau

Distillation pour une huile essentielle et l'eau florale (hydrolat).
Lors de la distillation, la vapeur d'eau traverse les plantes, puis est recondensée. On obtient alors une huile essentielle et l'eau florale ou hydrolat. L'huile essentielle est plus légère que l'eau florale donc elle surnage au dessus de l'eau florale.
Le rendement de ce procédé est très variable selon les plantes. Il faut par exemple quatre tonnes de pétales de rose pour obtenir 1 kilo de cette huile essentielle, une des plus chères.
[modifier] L'expression
L'expression ou la pression à froid est réservée aux écorces des agrumes : le citron (Citrus Limonum), la mandarine (Citrus reticulata), l'orange douce (Citrus Sinensis), l'orange amère (Citrus Aurantium), le pamplemousse (Citrus Paradisii)... On emploie alors l'appellation essence. Le flacon précise généralement que l'huile essentielle provient du zeste.
[modifier] Autres méthodes d'extraction
On peut également extraire les principes aromatiques grâce à des solvants ou plus récemment avec du dioxyde de carbone supercritique (qui est dans un état intermédiaire entre un gaz et un liquide) mais les produits obtenus ne peuvent normalement pas s'appeler huiles essentielles. Ce sont soit des absolues pour l'extraction par solvant, soit des extraits au dioxyde de carbone (CO2). L'extraction par solvant consiste à faire tremper les plantes dans le solvant volatil, tel l'hexane ou le propylène glycol. Ce mode d'extraction est souvent utilisé quand la distillation à la vapeur d'eau est difficile. On peut citer en exemple les absolues de jasmin ou de vanille.
L'enfleurage est une technique qui date de l'Antiquité égyptienne. Elle consiste à déposer des plantes sur une couche de graisse qui absorbe les parfums. La graisse est ensuite mélangée à de l'alcool qui récupère les senteurs. L'alcool est ensuite évaporé et il reste une absolue.

[modifier] Choix
On trouve des huiles essentielles en pharmacie et en magasin biologique. Il faut veiller à prendre une "huile essentielle" et pas une "absolue" (sauf pour les plantes à partir desquelles on ne peut pas obtenir d'huile essentielle). Hormis pour les agrumes, le terme "essence" n'est pas synonyme d'huile essentielle. Une essence de lavande par exemple, que l'on trouve parfois en grande surface, n'est pas une huile essentielle de lavande.
L'huile essentielle doit porter la mention exacte de la plante distillée, sous son nom latin. Le nom botanique en latin caractérise l'espèce de la plante. Pour un même nom "vulgaire" en français il peut y avoir plusieurs espèces appelées par des noms latins différents. Par exemple, il existe plusieurs espèces d'eucalyptus aux propriétés différentes : L'Eucalyptus radiata et l'Eucalyptus globulus traitent tous deux certaines infections respiratoires, mais seules l'Eucalyptus radiata est prescrit aux enfants et aux asthmatiques.
Pour certaines plantes, on obtient des huiles essentielles différentes selon la partie de la plante distillée. Par exemple pour l'oranger amer, on distille les fleurs, les feuilles et on presse les zestes des fruits. Dans ce cas, il faut chercher sur l'étiquette la mention de la partie de la plante distillée.
Les composés aromatiques sont présents en faible concentration dans les plantes de départ, surtout dans certaines plantes comme la rose, Rosa damascena ou centifoli, la mélisse, Melissa officinalis, d'où le coût des huiles essentielles. Cela explique aussi l'utilisation de parfums de synthèse dans les parfums et cosmétiques.

[modifier] Conservation
Il est recommandé de stocker les huiles essentielles dans des flacons en verre ambre ou foncé, de manière à les protéger de la lumière, il faut éviter les forts écarts de température et le contact avec l'air (pas d'ouverture prolongée des flacons). Dans ces conditions, les huiles essentielles se conservent plusieurs années.
Les flacons doivent être stockés en position verticale (en position horizontale, il y a un risque que le bouchon soit attaqué par l'huile essentielle).

[modifier] Utilisation
[modifier] Sur la peau
Certaines d'huiles sont dermocaustiques, comme l'origan. Par conséquent, il faut agir avec précaution extrême avant de mettre une huile essentielle non diluée sur de la peau. Le plus souvent, l'huile essentielle doit être très fortement diluée dans de l'huile végétale. On choisit l'huile végétale support en fonction de ses qualités de pénétration, selon que l'on vise le derme ou la circulation systémique par exemple, et selon ses qualités intrinsèques. Parmi les huiles support courantes on trouve l'huile de pépins de raisin et l'huile d'amande douce, mais également huile de noisette, huile de macadamia. L'huile de tournesol de bonne qualité est une très bonne huile pour le corps.
Quelques huiles essentielles selon son type de peau (pas d'essences - zeste - sur la peau, elles sont photosensibilisantes !!:
peau normale : lavande officinale, géranium
peau grasse : tea tree, lavande officinale, genévrier, cyprès
peau sèche : rose, palmarosa, bois de santal, géranium, camomille, néroli,
peau mixte : lavande officinale
peau sensible : camomille, rose
peau mature : rose, encens, néroli, palmarosa, géranium
[modifier] Les huiles essentielles dans les cosmétiques
L'aromathérapie, c'est l'utilisation des huiles essentielles pour se soigner. C'est un mot qui sonne bien et qui est à la mode. Il ne faut donc pas s'étonner de le retrouver sur les emballages de certains cosmétiques. Il suffit de mettre 0,0001% d'huile essentielle dans une crème, ensuite on marque "aroma" sur le flacon et on la vend avec un bon bénéfice.
Par ailleurs, les marques de cosmétiques naturels contiennent des huiles essentielles pour leurs propriétés, pour servir de conservateur et aussi pour remplacer les parfums de synthèse. Dans les cosmétiques à base d'ingrédients naturels, les huiles essentielles sont donc présentes dans une proportion qui n'est pas que symbolique. Cette proportion reste cependant plus petite que dans les préparations à but médical.
Les personnes allergiques à certaines huiles essentielles peuvent réagir aux cosmétiques naturels qui en contiennent.

[modifier] Quelques huiles essentielles très utiles
[modifier] Lavande (lavandula angustifolia ou vera - sauvage -)
Elle est calmante, utile contre les insomnies, l'anxiété et les maux de tête. Elle est aussi cicatrisante pour les plaies, les brûlures, les piqûres d'insectes et bénéfiques pour les problèmes de peau en général, acné et dermatoses.
Utilisations
contre les problèmes de peau ( brûlures, piqûres d‘insectes, boutons...): mettre 3 gouttes sur un coton et appliquer directement sur la plaie, laisser le coton 5 à 10 minutes.
contre l'anxiété, les insomnies : mettre 1 à 2 gouttes d'huile essentielle sur votre oreiller et sur un mouchoir que vous respirerez dans la journée.
contre la migraine et les maux de tête : dans 50 ml d'huile végétale, ajouter 10 gouttes de lavande et 2 gouttes de menthe et frictionner vous les tempes le front, la nuque avec quelques gouttes de ce mélange, 2 à 3 fois par jour.
contre les otites : 2 gouttes de lavande + 2 gouttes d'eucalyptus radié + 2 gouttes de niaouli dans 2 cuillères à soupe d'huile végétale et masser autour de l'oreille.
pour les soins des bébés et des jeunes enfants :
contre les coliques: 1 goutte dans une cuillère à soupe d'huile végétale en massage sur le ventre.
pour l'aider à s'endormir: 1 goutte dans une cuillère à soupe de base neutre pour bain moussant.
[modifier] Citron (citrus limon)
L'essence de citron est un puissant antiseptique et un antimicrobien. Elle régule le foie. C'est aussi un antivomitif. C'est un stimulant général, il renforce les défenses immunitaires, améliore la circulation sanguine et éloigne mites et fourmis.
Utilisations
contre le mal des transports : mettre 1 goutte de citron dans une cuillère à café de miel, à prendre avant le départ, mettre également 1 goutte sur un mouchoir et le sentir si besoin durant le trajet.
contre les nausées de la grossesse : 1 goutte au lever dans une cuillère à café de miel, à renouveler si besoin.
en cas de fatigue ou de début de maladie : 1 goutte de citron+ 1 goutte de ravensare avec du miel, 2 fois par jour.
contre les problèmes de bouche ( gingivite, aphte, maux de gorge): faire des bains de bouche ou des gargarismes avec un demi-verre d'eau tiède dans lequel on ajoute un dispersant à 2 gouttes de citron(insoluble dans l'eau).
contre les maladies infectieuses : diffuser régulièrement de l'essence de citron pure, dans un diffuseur thérapeutique (pas de brûle parfum !!).
[modifier] Tea-tree (melaleuca alternifolia)
C'est un puissant anti-infectieux et un antiviral qui renforce les défenses immunitaires. Il soulage les piqûres d'insectes, les coups de soleil et désinfecte les blessures. Il traite efficacement les infections ORL et broncho-pulmonaires. Il est déconseillé durant les 3 premiers mois de la grossesse.
Utilisations
pour désinfecter le linge: ajouter quelques gouttes dans la lessive.
pour désinfecter la maison ou les toilettes : ajouter quelques gouttes à l'eau de la serpillière ou directement dans les toilettes avant de les nettoyer.
pour désinfecter les plaies : 1 goutte de tea-tree + 1 goutte de lavandin dans une cuillère à café d'huile végétale neutre et tamponner sur la plaie.
[modifier] Romarin (Rosmarinus officinalis) à 1,8 cinéole
contre bronchite et rhino-pharyngite des enfants : mélanger 2 gouttes de romarin à 1,8 cinéole + 2 gouttes d'eucalyptus radiata dans une cuillère à soupe d'huile d'amande douce et frictionner le dos et la poitrine.
contre les otites : 1 à 2 gouttes d'HE de romarin à 1,8 cinéole + 1 à 2 gouttes de niaouli diluées dans un peu d'huile végétale en massage du contour de l'oreille.
contre rhinites et sinusites : diffuser dans un diffuseur thérapeutique (pas de brûle parfum)un mélange de romarin à 1,8 cinéole et d'eucalyptus radiata.
pour les poussées dentaires : 1 goutte en massage sur la joue.
pour stimuler la mémoire et les facultés intellectuelles (avant un examen par exemple) : diffuser du romarin à 1,8 cinéole dans son bureau.
Il existe plusieurs sortes d'huile essentielle de romarin, selon leurs provenances leurs propriétés ne sont pas les mêmes, ATTENTION, il s'agit bien ici du romarin à 1,8 cinéole.
[modifier] Oranger amer (citrus aurantium ou petit grain bigarade)
L'huile essentielle de PGB est calmante, sédative , elle favorise donc la détente et l'endormissement .
Utilisations
contre les insomnies : mélanger 25 gouttes ( 10 pour les enfants ) dans 10cl d'huile d'amande douce et appliquer en massage avant le coucher
pour calmer maux de ventre et coliques des nourrissons : masser le ventre du bébé avec 2 gouttes dans une cuillère à café d'huile d'amande douce.
comme soin de nuit ou contre tous problèmes de peau : 5 gouttes dans une cuillère à soupe d'huile de germe de blé.

[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
Santé
Lavande
[modifier] Liens externes
(fr) Des arômes au service de votre santé
(fr) Huiles essentielles et femmes enceintes ou allaitantes
(fr) Index des huiles essentielles
(fr) Descriptifs des principales huiles de Madagascar
(en) Dangerous oils
[modifier] Bibliographie
La Bible de l'Aromathérapie, par Gill Farrer-Halls aux Éditions Trédaniel. 2006. ISBN 2-84445-646-4
La cuisine aux huiles essentielles et eaux florales, par Emmanuel et Valérie Cupillard. ISBN 2842211456
Vertus et bienfaits des huiles essentielles, par Jean-Louis Abrassart aux Éditions Trédaniel. ISBN 978-2-84445-826-1

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Catégorie:Prendre soin
L'herboristerie est l'art de préparer des remèdes à l'aide de plantes. Nos grand-mères et arrières grand-mères (mais aussi les grands-pères) s'apprenaient de génération en génération comment se soigner et vivre avec les plantes. Ces connaissances ont été aussi pendant très longtemps conservées par ceux détenant la science (le clergé).
Malheureusement, ces connaissances se perdent de plus en plus. Ce chapitre a donc été créé en espérant un partage des connaissances en ce qui concerne les plantes médicinales et l'herboristerie en général.
Sommaire[masquer]
1 Précautions
2 Définition
3 Plantes médicinales
3.1 Culture
3.2 Récolte
3.2.1 Calendrier de cueillette de plantes usuelles
3.2.1.1 JANVIER-FEVRIER-MARS
3.2.1.2 AVRIL-MAI
3.2.1.3 MAI-JUIN
3.2.1.4 JUIN-JUILLET
3.2.1.5 AOUT
3.2.1.6 SEPTEMBRE
3.2.1.7 OCTOBRE
3.2.1.8 NOVEMBRE-DECEMBRE-JANVIER
3.3 Séchage
4 Préparations en herboristerie
4.1 Préparations de l'herboriste
4.1.1 Les macérations
4.1.2 Les teintures et teinture mère
4.1.3 Les sirops
4.1.4 Les pommades, onguents et baumes
4.1.5 Les extraits
4.1.6 Divers
4.2 Propriétés de plantes médicinales
5 Affections courantes
6 Annexe : se procurer des plantes médicinales en France
7 En pratique : quelques remèdes
8 Voir aussi
8.1 Liens internes
8.2 Liens externes
8.3 Bibliographie
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[modifier] Précautions
Certaines plantes sont des trésors de santé. Mais il faut savoir les reconnaitre!
Attention les plantes sont puissantes, certaines plantes sont toxiques. Les plantes que vous pouvez trouver chez l'herboriste peuvent être toxiques sur le long terme. Il est nécessaire de se renseigner. Cela dit, il est gratifiant de reconnaitre et savoir utiliser les plantes les plus courantes en phytothérapie, les simples comme on les appelait. Nous pouvons nous réapproprier une certaine autonomie. Et quel plaisir de faire soi-même sa petite potion!

[modifier] Définition
La plupart du temps, les termes herboriste et phytothérapeute sont confondus : bien que la séparation ne soit pas très nette, variable suivant les pays, disons :
Les herboristes s'occupent plutôt de la préparation, du mélange et de la transformation (extraits, huiles, élixirs, pommades, etc.) des plantes médicinales et de leur culture.
Les phytothérapeutes sont des médecins ou professionnels de la santé, qui vont poser le diagnostic et indiquer un traitement.
Nous pouvons nous procurer les plantes séchées ou les préparations indiquées dans les herboristeries où les herboristes vous conseillent utilement.
Les herboristes doivent suivre une formation spécialisée : voir les écoles d'herboristerie Herboristerie:Écoles d'herboristerie

[modifier] Plantes médicinales
Les plantes médicinales sont les plantes utilisées en phytothérapie pour leurs principes actifs, elles peuvent être vendues en herboristerie, en pharmacie, avec ou sans prescription selon la réglementation du pays.
Il est souvent possible d'obtenir soi-même ses propres remèdes naturels, depuis la phase de la culture (certaines plantes médicinales, souvent aussi aromatiques, poussent en pot comme le basilic, la sauge, le thym ... ), la récolte, le séchage et finalement les préparations diverses.
[modifier] Culture
Rappelons que dans les jardins des monastères, les moines prenaient grand soin d'avoir leur carré d'herbes aromatiques, de simples. Conseillée déjà depuis l'époque de la Grèce classique, la culture des simples nécessiterait tout un article.
Certaines plantes aromatiques sont très faciles à cultiver en pot dans un appartement en ville, ou en pleine terre, d'autres plantes demandent plus de soins particuliers, et exigent plus de connaissances en horticulture.
[modifier] Récolte
Attention à la qualité du site de cueillette, aux pollutions éventuelles et diverses, la période de l'année ... Ne jamais cueillir des plantes le long des routes ou à proximité de sites polluants(fumées d'incinérateurs, usines, décharges de tout type, raffineries, etc.)
Il est nécessaire de savoir reconnaitre les plantes, de connaître celles qui peuvent être confondues avec des variétés toxiques (comme pour les champignons !)
Il faut en outre connaître les parties utilisées d'une plante.
il faut parfois sélectionner : ex. à préciser : dans certains cas, on préfère les jeunes feuilles (moins fibreuses) ou les plus vieilles sont plus riches en principes actifs indésirables.
le moment de la journée où les conditions météo ont aussi de l'importance, notamment vis-à-vis de l'ensoleillement, la plante vivante métabolise différemment.
Il est conseillé de cueillir les plantes par temps sec, après le lever du soleil et après disparition de la rosée (tout cela pour éviter trop d'humidité qui compliquerait la conservation ultérieure de la plante)en tout les cas, retenir qu'il faut en règle générale, les cueillir après une bonne demie journée de soleil, ainsi elles sont chargées de vitalité au maximum.
connaître la période de récolte idéale pour cette plante : suivant les parties utilisées, il y a des périodes favorables pour la récolte en vue de la conservation, au moment où la concentration des principes actifs est optimale.
en général :
racines : printemps pour les plantes vivaces, en automne pour les plantes annuelles, bisannuelles. (précision à ajouter)
écorce, résine : d'arbre en hiver, d'arbrisseaux en automne, de résineux au printemps.
feuilles : juste avant le complet développement des fleurs sauf pour les plantes dont on utilisera aussi les sommités fleuries (à préciser)
tiges : en même temps que les feuilles (sauf les plantes mucilagineuses)
les sommités fleuries : avant le complet développement, les roses se cueillent en boutons
bourgeons : au printemps,
voir Gemmothérapie.
les graines ou semences : à complète maturité
les fruits : très mûrs pour l'utilisation immédiate, juste avant la maturité pour la conservation dans des préparations.
[modifier] Calendrier de cueillette de plantes usuelles
Pour l'hémisphère nord, en tout cas ! je crois (contribution bienvenue, à compléter c'est long !!!!)
adapter ce calendrier suivant les variations annuelles, exemple en cas de temps chaud, les plantes seront "en avance" ou plutôt ce calendrier sera en retard.
[modifier] JANVIER-FEVRIER-MARS
Asarum (plante), Peuplier (bourgeons), Aubépine (fleurs), Pin sylvestre (bourgeons), Tormentille (racine), Gui (branche feuillée), Cyprès (noix), Douce-Amère (tige coupée), Eucalyptus (noix), Lichen gris (lichen d'Islande), Pulmonaire du Chêne, Violettes (fleurs et feuilles), Mousse du Chêne (lichen), Pêcher (fleurs), Mousse du Pin (lichen), Primevère (fleurs), Ronces (boutons), Genêt (fleurs), Giroflées (boutons), Benoîte (racines), Prunellier (fleurs), Bistorte (racines), Ficaire (plante fleurie), Impératoire (racines), Tussilage (fleurs), Livèche (racines).
[modifier] AVRIL-MAI
Acacia blanc (fleurs), Ortie (fleurs mondées, plante fleurie), Bourrache (fleurs), Muguet (fleurs; plante fleurie avec racines), Chélidoine (plante feuillée), la Prêle (plante feuillée)Primevère (fleur avec calice), Cresson (feuilles), Anémone pulsatile (plante), Pariétaire (feuilles), Pervenche petite (feuilles), Ronces (boutons).
[modifier] MAI-JUIN
Acacia blanc (fleurs), Guimauve (feuilles), Chèvrefeuille (fleurs), Jusquiame (feuilles), Fêve des marais (fleurs), Datura (feuilles), Pied-de-Chat (fleurs), Lierre terrestre (feuilles), Scabieuse (fleurs), Menyanthe (feuilles), Sureau (fleurs), Pissenlit (feuilles), Ache des marais (feuilles), Platane (feuilles), Balsamite (feuilles), Asperges (racines), Benoîte (feuilles), Sureau (deuxième écorce), Busserole (feuilles), Colchique (semences).
[modifier] JUIN-JUILLET
Absinthe (feuilles), Garance (feuilles), Acanthe (feuilles), Arnica (fleurs), Aconit Napel (feuilles), Pensée sauvage (fleurs; plante entière fleurie), Agripaume (feuilles), Bardane (feuilles), Reine des prés (fleurs), Belladone (feuilles), Sauge sclarée (fleurs), Bourrache (feuilles), Tilleul (fleurs bractées), Cassis noir (feuilles), Brunelle (plante), Consoude (feuilles), Fenouil (plante), Cynoglosse (feuilles), Galega (plante), Frêne (feuilles), Génépi (plante), Mauve (plante fleurie, feuilles), Marrube blanc (plante), Hysope (feuilles), Pimprenelle (plante fleurie), Mélisse (feuilles), Pulmonaire. (plante fleurie), Menthe (feuilles), Sanicle (plante fleurie), Mûrier (feuilles), Santoline (plante fleurie), Ronce (feuilles), Séneçon commun (plante fleurie), Sarriette (feuilles), Thym (feuilles), Véronique des Alpes (plante fleurie), Tussilage (feuilles).
[modifier] AOUT
Basilic (feuilles), Noyer (feuilles), Bouillon blanc (feuilles, fleurs), Romarin (feuilles), Morelle noire (feuilles), Bleuet (fleurs), Lavande (fleurs mondées), Buglosse (fleurs), Millepertuis (sommité fleurie), Centaurée petite (plante), Origan (sommité fleurie), Matricaire (fleurs), Rose trémière noire (fleurs), Géranium Robert (plante), Tanaisie (fleurs), Digitale pourpre (feuilles), Argentine (plante feuillée), Gratiole (plante feuillée), Cataire (plante feuillée), Laitue (plante), Saponaire (plante feuillée), Guimauve (fleurs), Fumeterre (plante), Houblon (cônes), Marrons d'Inde (graines).
[modifier] SEPTEMBRE
Céleri (semences), Ellébore blanc (racines), Eglantier (fruits secs), Fougère mâle (racines), Alkékenge (baies), Maïs (stigmates), Epîne-vinette (fruits), Mercuriale (feuilles), Airelle-Myrtille (fruits), Coings (pépins), Sureau (baies), Fraisier cultivé (racines), Baguenaudier (feuilles), Aconit (racines), Noix (coques).
[modifier] OCTOBRE
Aubépine (fruits secs), Saponaire (racines), Genévrier (baies), Arum maculé (racine), Nerprun (baies), Courges (semences), Pivoine (racines), Uva-Ursi (racines), Raifort (racines), Bourrache (racines), Safran (stigmates).
[modifier] NOVEMBRE-DECEMBRE-JANVIER
Aconit (racines), Bardane (racines coupées à 1 cm), Asperges (racines), Fraisier sauvage (racines), Gentiane (racines coupées à 1 cm), Petit Houx (souche et racine), Pivoine (racines), Arrête-boeuf (racines), Raifort (racines), Bouleau (écorces), Valériane (racines), Bourdaine (écorces), Saponaire (rhizomes), Chêne (écorces), Impératoire (souches et rhizomes), Frêne (écorces), Grenadier (écorces), Rhubarbe (racines), Garou (écorces), Sceau de Salomon (rhizomes), Saule (écorces), Genêt à balai (racines), Sureau (première écorce), Aunée (racines), Pin sylvestre (bourgeons), Consoude (racines), Peuplier (bourgeons), Guimauve (racines), Gui (feuilles mondées, sans tiges ni fruits), Pissenlit (racines), Colchique (bulbes).

[modifier] Séchage
Après récolte, il faut retirer les corps étrangers, les parties de la plante mortes ou abimées (mondage) mais aussi les petits insectes, avant de les utiliser ou de les dessécher pour la conservation.
Suivant les cas, on dessèche les plantes au soleil, au four, à l'étuve, au séchoir ou dans une pièce aérée. à préciser voir aussi le séchage pour la conservation des aliments
racines : séchées à l'air sec, éventuellement au soleil, les racines charnues coupées en tranches minces, les racines mucilagineuses séchées au four (max 50 ou 60°)b
écorces et bois : au soleil ou à l'étuve
fleurs, feuilles, semences à l'ombre, dans une pièce à l'atmosphère sèche, séchoir (solaire) ou sur des claies, suspendues en petits brins isolés. (à compléter)
tiges et feuilles épaisses : sur des claies, dans une serre (à compléter)
Ensuite il s'agit de les conserver à l'abri de l'humidité et de la lumière. Les plantes ainsi traitées se conservent un an (elles perdent beaucoup de leurs effets passé ce délai).

[modifier] Préparations en herboristerie
On peut utiliser directement les plantes fraiches dans des infusions, décoctions que l'on utilisera en usage interne ou qui servent pour des cataplasmes, ou broyer les plantes ....
En général, l'herboriste ou le phytothérapeute vous indique comment procéder, avec les durées, la posologie (quantité), les précautions et les contre-indications. Voici les définitions générales des différentes modes d'utilisation : Usage interne : (voie orale)
Potion : Liquide destiné à être bu où l'on a fait entrer les principes actifs de la plante, par extrait, infusion ou macération.
infusions : Environ 1 cuillerée de plantes par tasse d'eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes.
décoctions : Placer la plante dans l'eau froide portée à ébullition de 10 à 30 minutes.
Mais pour la conservation, il existe des préparations types qui permettent selon les cas de garder les principes actifs plus ou moins longtemps sans dégradation.
Solution : Mélange liquide où les principes actifs de la plante sont dissous dans un solvant approprié (eau, alcool, huile, éther, etc.).
[modifier] Préparations de l'herboriste
En général, ce sont des préparations prévues pour la conservation. Certaines peuvent même être préparées maison, afin d'en avoir sous la main en cas de besoin.
Préparations de base :
poudre : obtenue en broyant finement la plante sèche, utile pour les plantes "coriaces", les tiges dures, les racines.
exemple : poudre de prêle
matériel nécessaire : un pilon et un mortier résistant, en porcelaine ou en pierre, ou un moulin
Les poudres peuvent servir à faire des extraits, des macérations, être simplement délayées dans de l'eau ou être mélangées à la nourriture.
[modifier] Les macérations
macération : méthode de préparation liquide en laissant macérer à froid assez longtemps une plante dans de l'eau, du vin, de l'alcool, de l'huile, ou du miel pour en obtenir les principes solubles. La durée de macération dépend du liquide, au moins de quelques heures à plusieurs jours.
La macération s'utilise pour les plantes dont les principes actifs seraient altérés par la chaleur. Attention, dans le cas de la macération dans l'eau, la durée de conservation est très courte (24 h) !. Il existe différents types de macération suivant le liquide choisi.
Mellite : Substance onctueuse qu'on prépare en faisant macérer des plantes dans du miel ou en faisant cuire un mélange de miel et d'hydrolé.
exemple : Le miel rosat est une mellite : on ajoute à du miel une infusion astringente de pétales de roses rouges ; il est employé comme gargarisme.
Élixir : On l'obtient en faisant macérer des plantes, ou des extraits de plantes, dans une solution contenant principalement de l'alcool et du sucre, ou alcool et sirop. Certains élixirs sont préparés à partir d'alcoolats, d'autres contiennent des vins médicinaux.
exemple : un des plus connus, l'élixir du suédois contient au moins des extraits d'une vingtaine de plantes
vin médicinal ou vin tonique, vinaigre médicinal : vin ou vinaigre dans lequel on a laissé macérer des écorces, des racines ou des feuilles de plantes
exemples : vin de gentiane, vin de cannelle, de quinquina ...vinaigre de sureau,
Alcoolat : Liquide incolore qu'on obtient en faisant macérer des plantes fraîches dans de l'alcool.
Alcoolature : Liquide coloré obtenu par macération de plantes fraîches dans l'alcool. L'alcoolature faite à partir de feuilles prend une couleur verte, celle qui provient des racines est brune. Les enzymes qu'elles contiennent étant toujours actifs, les alcoolatures se conservent mal et doivent être utilisées rapidement. On les utilise lorsque les principes actifs de la plante ne supportent pas la chaleur de la distillation.
huiles macérées : macération dans de l'huile, cette huile peut ensuite être utilisée pour le massage, pour la confection des pommades. On fabrique ainsi de l'huile de table parfumée, dans le cas de l'huile macérée avec des aromates : thym, laurier, romarin.
exemple : huile de camomille, huile de millepertuis !!!
Recette pratique :
ingrédients : plantes bien séchées, broyées éventuellement pour les parties dures,
de l'huile de bonne qualité (bio, pressée à froid): olive, tournesol (désodorisée), amande douce
remplissez la moitié d'un bocal avec les plantes sèches, complétez avec l'huile
laissez macérer 3 semaines, remuer de temps en temps
filtrez et transvasez dans des flacons colorés. Gardez à l'abri de la lumière.
[modifier] Les teintures et teinture mère
teinture : préparation liquide obtenue par action de l'alcool sur des plantes médicinales
exemple : teinture de propolis
Recette pratique pour préparer une teinture [1]
Broyez finement la plante, ajoutez environ le double de son volume en alcool (au moins de 40 degrés)
versez la préparation dans récipient en verre. Fermez hermétiquement.
laissez macérer un mois à l'abri de la lumière, secouez vigoureusement le bocal tous les 2 jours.
filtrez en pressant afin d'extraire le maximum de teinture.
transvasez la teinture dans des petites bouteilles de verre coloré. Gardez à l'abri de la lumière.
Les teintures à l'alcool se conservent quelques années. Utilisation de la teinture par voie orale : déposer le nombre de gouttes voulu dans un peu d'eau ou encore les mettre directement sous la langue pour obtenir un effet plus rapidement.
teinture mère : macération de 3 à 5 semaines d'une plante fraîche dans de l'alcool au moins à 60 degrés (selon la plante, mais en général, c'est 60°). nécessite une plus grande quantité de plantes que la teinture classique
exemple : teinture-mère de calendula (très bon désinfectant cicatrisant en usage externe)
[modifier] Les sirops
sirop : un sirop est obtenu en faisant cuire (à feu doux) la plante médicinale avec du sucre jusqu'à obtention de la consistance sirupeuse. Un sirop peut se conserver quelques mois. Le sirop s'utilise en usage interne.
exemple : sirop d'ortie, avec du suc d'ortie
Recette pratique pour faire un sirop
Faites chauffer 250 ml d'infusion ou de décoction déjà filtrée dans une casserole.
Ajoutez 500 ml de miel ou de sucre bio et remuez jusqu'à ce que le mélange soit homogène.
Laissez refroidir et embouteillez
Recette : pour faire à la fois la décoction et le sirop
faites chauffer 1/2 l d'eau avec les plantes
couvrez et laissez frémir entre 5 et 15 minutes selon les cas (décoction).
filtrez, remettez à chauffer à feu doux pour réduire le liquide à 100 ml (cela prend un certain temps).
ajoutez ensuite 200 gr de miel
mélangez pour dissoudre le miel, mettez en bouteille.
[modifier] Les pommades, onguents et baumes
pommades : préparation solide souvent à base d'un corps gras contenant les principes actifs de plantes utilisées pour application sur la peau. (voir aussi en cosmétique)
exemples : pommade d'eucalyptus (avec HE d'eucalyptus)
baume quand la pommade a un effet anti douleur ou anti-inflammatoire, elle est appelée baume, par exemple : baume de plantain
Recette pratique pour faire une pommade :
ingrédients : soit de l'huile médicinale, soit de l'huile végétale (tournesol, amande douce ...) et éventuellement : HE, suc, extrait de végétaux, cire d'abeille.
Proportions : pour 30 ml d'huile, 1 c. à c. de cire d'abeille dans une petite casserole, mélanger l'huile et la cire, porter à feu doux (ou au bain-marie) jusqu'à fusion de la cire (~ 60 °C). Retirez du feu, transvasez dans un petit récipient en verre.
Attendez le tiédissement de votre mélange avant d'ajouter, selon le cas, le suc, l'extrait ou les gouttes d'huile essentielle des plantes choisies.
Dosage : !!! attention de bien respecter les dosages :
pour les HE : 30 gouttes d' HE (donc 1 gtte par ml d'HV)
pour ... gouttes de l'extrait OU ... ml du suc végétal ... (à compléter)
onguents : sorte de pommade à base de résine et de corps gras, où les principes actifs sont dissous dans des corps gras, généralement des graisses animales (suif, lanoline)
à utiliser en usage externe, par friction. //// à compléter par une recette
Crème : Mélange onctueux, semi-liquide, produit naturellement par certaines plantes sous forme de latex, mais plus souvent préparé en diluant des principes actifs dans un substrat de glycérides. On étale les crèmes sur la peau et, par fric tion, elles pénètrent dans l'épiderme. ///manque recette
Pâte : C'est un mélange d'une consistance molle, préparé avec du sucre et de la gomme arabique. On y ajoute des principes actifs selon le but thérapeutique recherché.
[modifier] Les extraits
Extrait fluide : C'est un extrait où l'évaporation de la solution est arrêtée à un faible degré de concentration.
Extrait mou : L'évaporation de la solution, plus forte ici que dans l'extrait fluide, laisse comme résidu une sorte de pâte molle. Le café se sert parfois ainsi en Amérique du Sud.
Extrait : Solution qui recueille une partie des principes actifs de la plante soumise à traitement. D'abord, la plante est séchée ou réduite en poudre. On lave la drogue, ou sa poudre, avec un solvant (eau, alcool, éther) qui en retire les principes solubles. Ce procédé, qui s'appelle la lixiviation, est classiquement utilisé pour faire du café : on fait passer de la vapeur d'eau ou de l'eau bouillante au travers des graines moulues. Ensuite, on fait évaporer la solution obtenue jusqu'à la concentration désirée.
Intrait : C'est une variété d'extraits physiologiques végétaux. Pour le faire, on doit utiliser des plantes fraîches qu'on stabilise à la vapeur d'eau ou d'alcool et qu'on fait ensuite sécher sous vide. Ces plantes stabilisées conservent ainsi toutes leurs qualités. On leur fait ensuite subir le même traitement qu'aux drogues ordinaires : on les lave à l'eau ou à l'alcool et on soumet à évaporation la solution obtenue. L'extrait qui en résulte est appelé intrait ; il possède les qualités de la plante fraîche. C'est une préparation couramment utilisée pour la valériane, le marron d'Inde.
[modifier] Divers
Huile médicinale : Les fruits et les graines de nombreuses plantes donnent, lorsqu'on les presse, de l'huile végétale, qui n'est pas un corps gras. On peut y faire macérer des racines et des drogues séchées pour réaliser des huiles médicinales. Certaines sont utilisées en friction, d'autres sont absorbées par voie orale. (à ne pas confondre avec l'huile essentielle, les huiles infusées ou macérées )
huiles infusées - plus rapide que les huiles macérées, les plantes sont infusées au bain-marie pour éviter la chaleur directe qui risquerait de dénaturer l'huile.
Matériel nécessaire : plantes fraîches ou séchées, huile végétale, matériel pour un bain-marie méthode pratique :
mettez la moitié des plantes dans un récipient et couvrez entièrement d'huile.
Couvrez et mettez au bain-marie, laissez frémir doucement durant 2 heures.
filtrez et jetez les plantes : l'huile doit avoir changé de couleur en absorbant les composants de plantes.
faites de même avec le reste des plantes : à l'huile déjà infusée, ajoutez les plantes, laissez frémir 2 h
filtrez, transvasez dans des flacons opaques
remarque : si vous avez utilisé des plantes fraîches, parfois elles produisent un dépôt d'eau sous l'huile, jetez-le pour éviter d'abimer l'huile.
Hydrolat : Liquide qu'on obtient en faisant macérer des plantes fraîches ou sèches dans de l'eau, puis en distillant la solution.
exemple : L'eau de rose, ainsi préparée par distillation, est un hydrolat.
Hydrolé : Liquide qu'on obtient en faisant dissoudre dans de l'eau une substance médicamenteuse. C'est une solution. L'eau de fleurs d'oranger, préparée par dissolution dans de l'eau d'une essence tirée de ces fleurs, est un hydrolé et non un hydrolat.
Mixture : Mélange de liquides médicamenteux qui agissent en synergie, chacun renforçant l'action des autres. On mélange ainsi les plantes douées des mêmes propriétés pour en faire des « espèces » : les espèces antispasmodiques, par exemple, peuvent regrouper dans une même mixture de la valériane, de la fleur d'oranger, de l'achillée millefeuille.
Suc de la plante Suc est un liquide qu'on obtient par simple écoulement de la sève à l'extérieur du tronc, ou lorsqu'on presse les fruits, les feuilles ou la tige
Lait : Liquide obtenu lorsqu'on pile des graines oléagineuses dans de l'eau. Exemple : lait d'amandes.
Usage externe :
Injection : Introduction d'un liquide dans les cavités naturelles (oreilles, nez, vagin, etc.) soit directement, soit au moyen d'une seringue ou d'une canule. Le liquide injecté est généralement une infusion ou une décoction préalablement tiédie.
Lavement : Introduction d'un liquide dans l'intestin au moyen d'une canule rectale reliée à une poire à lavement. Il a le plus souvent un effet purgatif, parfois émollient ou astringent.
Lotion : Préparation liquide dont on lave rapidement l'épiderme aux endroits irrités. On l'applique avec de l'ouate. Il existe des lotions spéciales pour le cuir chevelu.
Shampooing : Préparation qu'on mélange à de l'eau pour laver les cheveux et le cuir chevelu. Certains shampooings sont antiseptiques et antiséborrhéiques. /// recette à compléter
Fumigation : Utilisation de vapeurs chargées des principes actifs de la plante. On peut ainsi faire bouillir des feuilles d'eucalyptus dans une pièce qu'on veut désinfecter. La fumée de certains végétaux qu'on brûle lentement comme de l'encens peut aussi servir aux fumigations : c'est le cas de la fumée de baies de genévrier.
inhalation : Variété de fumigation dans laquelle le malade hume directement les vapeurs thérapeutiques en plaçant sa tête au-dessus du récipient où l'extrait de plante aromatique se dissout dans de l'eau presque bouillante. On fait des inhalations pour dégager les sinus et les voies respiratoires supérieures.
Gargarisme : Préparation liquide dont on se rince la bouche, la gorge, le pharynx, les amygdales et les muqueuses. Il sert à désinfecter ou à calmer. Le gargarisme ne doit jamais être avalé.
cataplasme : préparation de la plante assez pâteuse pour être appliquée sur la peau dans un but thérapeutique. La plante peut être broyée ou hachée à chaud ou à froid ou mélangée à de la farine de lin pour obtenir la bonne consistance.
(cfr. aussi argile) Le classique cataplasme à la farine de lin se prépare avec de l'eau dans laquelle on délaye à froid de la farine de lin. On fait cuire doucement en remuant constamment pour obtenir la consistance voulue. Il doit servir de support aux substances qui seront déposées à la surface au moment de l'application. (Farine de moutarde, poudre de guimauve ...)
compresse : Application durable d'une gaze ou d'un linge sur la partie du corps à soigner. La gaze a préalablement été imbibée de la préparation qu'on veut employer.
Fomentation : Variété de compresse ou de cataplasme maintenue quelques minutes seulement sur la peau.
Enveloppement : cas particulier d'une compresse qui entoure tout un membre ou une partie du corps. On le fait avec une bande de gaze imprégnée de solution médicamenteuse.
Emplâtre : Plus adhérente que la crème, cette présentation semi-solide se façonne selon les contours de la partie du corps où elle est appliquée. L'emplâtre contient des graisses, de la résine, parfois de la cire. /// à compléter
Liniment : Mélange hétérogène, d'une consistance molle, contenant souvent de l'huile et de l'alcool. Pour soulager les rhumatismes, les douleurs musculaires et les traumatismes, on en frictionne localement la peau. /// à compléter et classer
bain, bain de siège ... : cfr argile, à compléter

[modifier] Propriétés de plantes médicinales
Voir le glossaire thérapeutique et la phytothérapie

[modifier] Affections courantes
Voir liste dans le glossaire des affections courantes

[modifier] Annexe : se procurer des plantes médicinales en France
En pharmacie ou en vente libre :
Les plantes médicinales ne peuvent (pouvaient) être vendues en vente libre, à l'exception de 34 d'entre elles ainsi que les épices, plantes aromatiques. Cette liste est en cours d'élargissement (au niveau de la législation européenne) Les plantes libérées étaient ainsi (par ordre alphabétique) : bardane, bouillon blanc, bourgeon de pin, bourrache, bruyère, camomille, chiendent, cynorrhodon, eucalyptus, frênes, gentiane, guimauve, hibiscus, houblon, lavande, lierre terrestre, matricaire, mauve, mélisse, menthe, menyanthe, olivier, oranger, ortie blanche, pariétaire, pensés sauvage, pétale de rose, queue de cerise, reine des près, feuille de ronce, sureau, tilleul, verveine, violette. Parmi ces plantes, seules 6 espèces pouvaient être mélangées entre elles dans une préparation commercialisée : - tilleul - verveine - camomille - menthe - oranger - cynorhodon - hibiscus.

[modifier] En pratique : quelques remèdes
Herboristerie:Les casse-grippes
Soigner les piqûres d'orties : voir Plantain
Herboristerie:Les plantes

[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
Phytothérapie
La liste des plantes médicinales décrites dans Ekopedia.
Soins du corps
[modifier] Liens externes
Les plantes et leurs remèdes.
Le petit herboriste illustré.
Plantes médicinales, mode d'emploi.
Le site de l'Association pour le Renouveau de l'Herboristerie.
[modifier] Bibliographie
Le Guide des Plantes Médicinales en Agrobiologie, 240 pages, 12 euros. Ce livre décrit l'ensemble des règles de base de l'analyse d'un sol à la mise en sac des plantes, en passant par la biofertilisation, les soins, les maladies, la récolte, le séchage...
Phytothérapie, guide illustré du bien-être Non Shaw ed. Koneman 1998 (titre original : An illustrated guide Herbalism) ; bien que le titre mentionne la phytothérapie, d'ailleurs il présente quelques dizaines de plantes, c'est un vrai guide pour faire ses préparations d'herboristerie soi-même, avec des plantes faciles à trouver.
La santé à la pharmacie du Bon Dieu Maria Treben Éditions Ennsthaler (Autriche).

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